dimanche, octobre 29, 2006

10/06 4eme semaine/ 4th week




Nous avons commence la semaine par aller a un airshow, comprenant les "Blue Angels".Pas trop mal, mais le reste un peu bidon, et ma fois, ca ne vaut pas le meeting de Salis a la Ferte-Allais. Un de ces jours, il faudra qu'on fasse le voyage en France, rien que pour ca.En milieu de semaine, nous avons vu un autre meeeting, ou etaient presentes plusieurs constructeurs avions comme Cirrus, Diamond, et Piper. Bien reve, bien salive sur ces avions neufs, tous jolis avec une avionique du parfait pilote de ligne. Mais non franchement, nous n'aurons jamais les moyens d'acheter des engins pareils!Rendez-vous etait egalement pris avec la dame qui manipule la machine des ultra-sons, un peu plus grosse celle la, (la machine, pas la dame), un peu mieux faite car Kate allonge sur la table pouvait voir le bebe en direct grace a un ecran plat installe au mur en face d'elle, au lieu de se contourner pour essayer de voir quelque chose comme auparavant. Cette fois, ca devient beaucoup plus interressant pour nous, car on peut distinctement voir les bras, les pieds, et les mouvements du bebe. J'ai bien compte, 10 doigts pour les mains et les pieds, c'est tout bon!Helas, nous ne savons toujours pas le sexe, pour ca, il faudra attendre debut decembre, date de notre prochaine visite.

Howdy, howdy, howdy! Don't really feel up to saying it - it's late, I'm tired, etc. etc., but, on the other hand, why not? HOWDY! This week Richard and I went to an airshow just south of us. It had some ol' WWII warbirds and also the Blue Angels. However, I think the show was ruined by insurance because most of the flying was straight and level, so it was boring from a pilot's perspective. Not sure the other folks understood it to be so also. Ah well. It was an ok show overall but too many people, too hot, and - again - pretty boring flying. However, I will never complain to see an operational B17, Corsair, Spitfire, Japanese Zero. I don't really care what those airplanes did. The sound of their engines was enough for me to get all giggly and excited. The jets - well, a jet is a jet is a jet. But to have one of those Spitfires and strafe one's local Walmart - PRICELESS! :) Just add some water balloons and good ol' fashioned carpet bombing techniques and, well, I'm in heaven! :) Fire one!This week we also caught a "fly-in" which means pilots fly in their airplanes from all over the US. The purpose is to chit chat (about flying), see new airplanes, take classes, see new products, etc. That was more fun. There was a DC 3 there, so that was the best of the best. We also took a look at some other planes, worth about $300,000 to $500,000. They were nice, I guess, but I prefer the old dial cockpit, as opposed to the ultra-computerized "glass" cockpits in modern aircraft. Flying a dial cockpit keeps you in tune with the basic skills of flying, which, as Richard himself says, many glass-only pilots take too much for granted, forgetting critical skills which become necessary when it all hits the proverbial fan. When flying dial, you learn to "read" the airplane, to "hear" her sounds, much like human breath, to keep an eye on her and know when trouble is coming long before any computer will tell you so. Plus, when the computer inevitably goes bye-bye, there's no worries that you don't know your flight plan, know your airplane, and know you way home. Plus...it's just so much darn cooler to be reading an ol' chart by way of a small flashlight held between your teeth, while looking outside and attempting to guide your pilot through the long, night sky. It's just so B17, it gives me goosiebumps. Glass cockpits just give me - well - nothing priceless (of course, except precision landing and fuel usage, but just ask the guys at Airbus some of the precision crashes a computer can do too!). I'll take human guts and 6th sense over silicon any day. Heck, I'd bet Richard against a computer any day (and since he can beat the simulations, he's the man to do it!). "Bombardier to navigator! Navigator to bombardier!"We topped off this week with another trip to el OBGYN wherein we received our third ultrasound. This time was cool because it was "live" so we watched the little bambino jump and fly and kick and cough. Apparently, per the technician, we were watching as the baby attempted to take breaths, which apparently demonstrated that the part of the brain which controls breathing was already active. This is practice which the apparent fetus does to give the ol' lungs a workout prior to delivery. Good news! (A significant milestone demonstrating healthy development, per the tech). Per the pictures above, and some we didn't include, we also got to see the arms, legs, hands, feet, nose, spine, brain, heart, etc. etc. Again, it was great to see, but more so in that we watched it live (on a big screen, flat screen attached to the wall above our heads), got to watch baby jump and such. The best part was when the tech was trying to get certain readings, which required the baby to be in a certain position. However, baby decided to take a nap and wouldn't budge despite all the moving and groving the tech asked me to do (including hiccup and cough). At our next ultrasound appt on Dec 4th we will apparently learn the sex (unless, perhaps, baby is laying on the goods). It will then be announced that we have a boy! (That's my two cents). Yes, Dad, could still be a girl. I'm betting a 50/50 chance on it. Other than that, we're doing just dandy. All decked out for Halloween, ready to scare the dickens out of the neighborhood kiddies. And looking forward to some cooler days of winter.Now, if only it would snow!Adios muchachos!

mardi, octobre 24, 2006

10/06 3eme semaine/ third week

La nuit est rapide ce soir.
La lune est pleine et nous éclaire de toute sa splendeur. Elle semble sourire dans les étoiles. Plus bas, des nuages obscurcissent ce qui reste de la Terre. Plus bas encore, c'est le désert, celui du Nouveau-Mexique, et il y a très peu de lumières pour nous rappeler qu'il y a la une civilisation quelconque. Beaucoup d'endroits sombres, coupés par un petit groupe de lumières oranges ou blanches. Des étoiles dans une nuit pleine d'étoiles.

Nous sommes à 41 000 pieds et nous fonçons comme un bolide. Le jet stream, comme un fou furieux sans grande destination, nous propulse d'un bon 120 noeuds, en plus de la vitesse propre de l'avion, ce qui est rare à cette altitude. Il n'y a pas beaucoup d'avions de ligne qui peuvent monter si haut et il y a peu de monde à la radio, silencieuse. Déjà, dans cette nuit limpide qui ne cache rien, on aperçoit El Paso, notre destination, 350 km plus loin, là-bas à l'horizon, une oasis dans le désert.
Un avion en sens inverse passe, juste au dessus de la couche de nuages, qui du coup semble reculer. L'effet de vitesse est saisissante. Derrière, nos passagers dorment, innocents de tant de beauté leur étant offert. Comprendraient-ils de toute manière ou faut-il être pilote, pour apprécier en connaisseur ?
A cette altitude, il y a peu de vent sur le pare-brise. Il faut murmurer pour ne pas se faire entendre dans la nuit. Dans le silence nocturne, on n’entend que le ronronnement de l'avionique qui travaille en douceur, un ordinateur et une multitudes de microprocesseurs qui nous illuminent le visage avec trois écrans devant nous. Gus, assis à ma droite, semble reconnaître ma satisfaction. Je sais qu'il a vu la façon tentative, presque exploratoire dont mes doigts ont touché le volant. Le plus surprenant dans notre cockpit pressurisé avec climatisation, c'est que dans ce monde extérieur qui ne nous pardonnerait pas nous sommes en chemisette à manche courte, habitués à des températures clémentes, lui habitant Las Vegas et moi Los Angeles. Nous devons sans doute faire quelque peu touristes dans ce ciel que nous visitons à grande vitesse, ce soir. Je me penche vers le pare-brise, de la même façon qu'un enfant doit se pencher vers un aquarium. Je regarde dans la nuit en dessous où il n y a rien, et maintenant au-dessus où il n y a rien non plus, à part la lune. Celle-ci éclaire des couches de nuages que nous traversons et franchement, c'est superbe. Je souhaiterais éteindre tout, arrêter ces microprocesseurs pour un moment, éteindre ces écrans qui me gênent pour mieux voir encore. Pendant un moment, je regarde autour du cockpit. Ici, au moins, tout est familier. Je peux, presque sans hésitation, toucher tous les boutons, interrupteurs et autres. Pour un peu, je pourrais presque le faire les yeux fermés. Si vous passez des milliers d'heures dans la même petite pièce, une salle plus petite encore que celle qu'un prisonnier pourrait tolérer, et si vous passez votre temps à devenir le maître des particularités de cette pièce, alors certainement, vous devez en connaître les moindres recoins, le moindre bruit.

Bien que je réalise qu’il n'y a pas de logique dans mon geste, je bascule l'interrupteur des phares. C'est involontaire, plutôt comme un enfant qui veut tout le temps jouer. Gus tourne la tête doucement, comme une chouette dans la nuit. Il m'observe et fronce un peu le nez face à cette soudaine brillance devant le pare-brise. Dans un cockpit, peu de choses sont faites sans raison. Dans un jet, par exemple, vous n'allumez pas les lumières pour voir si les réacteurs fonctionnent toujours. D'abord, c'est loin derrière vous, d'où le silence dans le cockpit, et ensuite, l'endroit pour se rendre compte de l'état de santé des moteurs est sur le panneau en face de nous, encore des instruments digitaux, des résultats de langages d'ordinateurs qui sondent, interrogent, analysent. Ils ont rarement tort.
Gus attend une explication. Il est de Bolivie. Un ancien pilote de la marine, qui a piloté des hélicoptères dans la jungle de son pays et qui en a eu marre de se faire tirer dessus par la guérilla locale ou par les riches trafiquants de drogue. Piloter un avion d'affaires aux Etats-Unis, ça doit être la définition de succès lorsqu'on vit à La Paz. Quelque part, je lui dois sans doute le respect. Déjà, il est plus vieux que moi, et il a fait des choses, il a vu des choses, que jamais, non jamais je ne souhaiterais vivre. Mais pour l'instant, comme s’il était dans un purgatoire, il doit attendre avec toute la patience qu'il peut maîtriser le fameux jour où il n'aura plus à voler en tant que copilote. Jusqu'à ce jour, il doit faire attention à ses manières dans le cockpit, noter celles de son commandant, s’y calquer peut-être, ranger sa fierté au placard, et toujours trouver cet art de communiquer dans le cockpit, sans brusquer, sans froisser, cette sorte d'obéissance sans toutefois en être l'esclave. Les règles sont fixes. Je suis, quelle que soit l’éventualité, censé en savoir plus que lui, une théorie que nous sommes tous deux prêts à reconnaître en secret comme simplement ridicule. Maintenant, éblouis par les phares, ses yeux m'accusent d'avoir une végétation quelconque dans le cerveau, et du coup, d'être à l'approche d'une sénilité précoce. Il sourit un peu, comme s’il avait compris la définition de l'ennui en croisière. "Pyrotechnique" lui dis-je, tout en éteignant les phares. Une pause, pendant que ses lèvres cherchent une réponse mûrement cogitée : "Ah oui..."

Suit un long silence où décidément, on n'entend que le ronronnement des instruments, un peu comme dans un laboratoire. Je pourrais déplacer les manettes vers l'avant ou l'arrière. Donner un peu de vie à notre avion. Mais cela déplacerait son équilibre. Et ce soir, dans la masse d'air, nous sommes suspendus dans un équilibre parfait, une luge qui glisserait dans la neige sans obstacle. 550 noeuds par rapport au sol, pour être exact. La vaste majorité du public comprend comme nous que 1000 km/h suffisent pour terminer une vie instantanément. Nous sommes payés pour éviter les embûches, mais il y a encore des crevasses inexplorées dans notre réservoir de connaissances. Notre zèle pour le vol est toujours refroidi lorsqu'on réfléchit aux accidents impliquant d'autres pilotes. La première chose à connaître est l'épitaphe célèbre: Sa fin fut rapide.

Alors c'est pourquoi lorsque le contrôleur nous envoie son message dans la nuit nous nous arrêtons net dans notre rêverie pour laisser venir les coutumes, les rites, le réveil. J'avance mon siège, rajuste quelques ceintures. A cette vitesse, le monde des rampants va arriver vite et peut-être viendra aussi la nostalgie d'un vol qui finit, avec la prochaine excitation, l'impatience du prochain vol. La voix dans la nuit nous a demandé de descendre à notre discrétion, jusqu'à telle altitude. La dame au bout des ondes est à Albuquerque, la ville aux montgolfières tous les automnes. Elle nous a parlé d'une douce façon, un peu désolée sans doute de devoir nous faire descendre. A cette heure dans la nuit, elle ne peut avoir à faire qu'à des rêveurs ou des poètes. Mais elle ? Que fait-elle si tard à sa console? Est-elle mariée ? Des enfants ? Sa voix un peu triste me fait penser que, peut-être, elle aussi voudrait voir de telles images. Hier, nous étions à Calgary. Demain, ce sera New York.

Les choses s'accélèrent à la radio et le monde semble se réveiller. Descendre plus bas dans un trou noir semble être ridicule, mais l'ordinateur continue de sonder dans la nuit, avec des termes barbares comme le EGPWS qui nous permettrait de voler en pleines régions montagneuses en IMC, si on nous laissait faire. Le terme est peut-être guttural, mais le microprocesseur nous donne le feu vert, et l'autre écran dit que dans moins d'une demi-heure, à la grâce des dieux, nous serons au sol.
L'air est si souple, un tel glissement dans la soie, que je débranche le pilote automatique sans bruit. Une nuit pareille, ça se savoure jusqu'au bout. Il y a, dans mon moi intérieur, comme une anticipation familière, un amour du travail bien fait. Je ne suis plus un songeur dans la nuit. Je suis le menuisier sur son banc de travail, je suis le boulanger surveillant sa cuisson. Nous sommes devenus des artisans, et de l'abondance de nos connaissances et les qualités presque surhumaines de notre pilotage, nous allons une fois de plus, du moins nous l'espérons, descendre ce vol en toute sécurité vers la terre. Plus jeune, et j'imagine même que je serais fier. Ma pensée est devenue entièrement mécanique. L'ATIS nous est venu par une interrogation d'ordinateur par un autre, et délivré sur un écran. La configuration de l'aéroport, les montagnes à proximité au sud-ouest, la piste en service avec le taxiway où nous dégagerons ont été discutés. Rien ne nous échappe. Rien ne doit nous échapper. Et pourtant, je prends vaguement connaissance qu'en dépit de tout ce travail, les éléments contre nous ne sont pas naturels à la race humaine. Peut-être un jour, pour la beauté du geste, je mettrai des gants blancs, comme pour mieux sentir les vibrations de notre bel avion. Nous avons un respect mutuel lui et moi. Je le sens bien, comme une monture, à jauger son conducteur et à essayer de livrer un coup dans telle direction pour voir ma réaction. Attentif, je ne laisse rien au hasard. Tous comme je comprends bien qu'il y a certaines choses que je ne peux pas lui demander de faire. Le faire serait finir notre amitié lui et moi.

Un autre contrôleur nous demande si nous voulons une approche à vue. Gus m'interroge de ses yeux noirs profonds que savent avoir certains latins. Poli, il attends une réponse, alors qu'il a dû voir, dans son professionnalisme, que les conditions sont VMC, que le terrain est là-bas, juste à l'extrémité de la ville, mais il ne peut rien faire sans le protocole. Nous prendrons l'ILS, lui répondis-je. De nuit, c'est beaucoup plus prudent, plutôt que d'aller se poser sur la base de l'US Air Force, juste à côté. Et puis, égoïstement, je préfère continuer à piloter notre bolide de plusieurs tonnes, avoir le plaisir de le ralentir pour continuer dans la soie de l'air. Un Citation à 200 noeuds, ça se pilote comme un planeur, ce qui reste quand même mon premier amour. Et puis il y a la stabilisation. Aligné, taux de descente affiché, il n'y a plus qu'à attendre, bougeant le volant d'une façon imperceptible, pour ne pas déranger cet équilibre durement acquis.
J'affiche 38% à la poussée, ou plutôt règle le fuel flow à 550 Lb/h par réacteur, car il y a trop d'inertie à la N1. Et ça descend. C'est incroyable comme c'est beau et triste à la fois. Les lumières se font plus nombreuses et plus grosses de tailles, et pourtant, chaque seconde qui passe nous rapproche de ce déchirement du vol qui se termine. Le bruit des pneus sur la piste est un sanglot, le caoutchouc laisse au sol est en fait la trace d'une larme. Vient le moment fatidique où l'on juge l'homme et sa machine : il faut arrondir. Où ? Comment ? En tant qu'instructeur, j'ai longtemps parlé de physique et de science. Un pilote n'avouera jamais d'autres facteurs comme la chance, et surtout, une bonne dose de magie.
Alors, dans ce mélange d'aérodynamique, de calcul de microprocesseurs encore une fois, qui nous montre la force et la direction du vent jusqu'au toucher des roues, en appliquant la dose de magie qui correspond à cet instant précis, j'applique l'équivalent de 18 décanewtons vers l'arrière, assez pour soulevez le nez de l'avion et lui faire croire que nous allons repartir dans le ciel. La chance, mais aussi le coup d'œil qui me fait réaliser que j'ai suffisamment de piste pour rallonger l'arrondi comme nécessaire, fait que vient le baiser tranquille d'un avion qui se pose comme il a tant de fois fait dans le passé, et avec le sourire et les yeux envieux de Gus qui en dit long sur ce contact avec le monde.
Je sors de piste, ralentis l'avion à regret. Pas de reverses, je les sors juste sans rajouter de puissance. Les freins au carbone sont suffisamment efficaces. Check-lists, bruits de volets qui rentrent, brouhaha à la radio, cliquetis de trims qui se remettent en place.
Triste.
Sur le papier, le vol n'est pas fini, tant que nous n'arriverons pas au parking, mais dans nos yeux et dans nos cœurs, c'est bien un rêve qui se clôt. Certains de mes collègues seraient heureux d'avoir fini, eux qui volent par métier. Ils retrouveront l'hôtel avec gaieté, sautant sur leur téléphone portable pour appeler sans doute leur femme ou petite amie, racontant comme leur vie peut être fatigante entre les orages à éviter, les réveils de bonne heure le matin, les circuits d'attente que nous ne manquerons pas de dessiner dans le ciel dans le corridor Boston- New York- Washington. Ils n'ont pas forcément la même passion. Peu, comme moi, vont se diriger droit vers les rideaux, dès leur arrivée dans la chambre, et les ouvrir en grand, pour de nouveau admirer le ciel.

Un ciel qui fut si beau ce soir.

Well, Richard and I are happy to announce our baby has entered its second trimester. Well, that's all! Have a nice day! Eat lots of chocolate. Vote Alien. Blow cheese. Make a really big sneeze. Cuddle with a bear who wears no underwear. Eat snow when you know it hasn't been visited by a big doe. Wear an avocado with bravado. Mark on your knees if and when you please. Beebadabee! That's all folks! (Oh, and I have the greatest husband in the whole wide world. Any of you who have husbands, mine is smarter and nicer and kinder and cuter and the best overall bestest in the whole widest world. So there! ) :) :O :*

samedi, octobre 14, 2006

10/06 2eme semaine/ 2nd week




Kate en avait marre. La pauvre! Depuis le mois de juin sans doute, ce qui fait quand meme 4 mois, elle vit dans un enfer, puisque l'Arizona monte deja dans les 35 degres ce mois la, fait une pointe a 45c au plein coeur de l'ete, et c'est seulement maintenant que ca descend dans les 28c degres, et encore, seulement tot le matin!

De plus, avec la grossesse, elle a tout le temps chaud...
Du coup, il fut decide d'aller passer 2 jours a Big Bear, en Californie, au nord est de Los Angeles, ce qui represente quand meme 4 hrs de voiture de chez nous, mais c'est un endroit tranquille dans les montagnes a 2000M d'altitude, et j'avais meme pense habiter la avant de demenager a Phoenix. La, avec plaisir, elle a goute a 3c le matin et 12 degres dans l'apres midi! Pour un peu, on se serait cru en France!
Pour moi, la chaleur du desert n'est pas aussi inquietante, puisque grace au boulot, je ne suis pas toujours a la maison de toute maniere, et quand j'y suis, c'est pour etre a 10 000 pieds au dessus du sol dans un planeur, a des temperatures tres confortables!

Ce serait toujours pas mal de vivre a Big Bear, et nous avons meme jetter un coup d'oeil a quelques maisons, mais non, ca reste encore un peu plus cher, et peut-etre un jour pourrons nous passer la retraite ici, peut-etre.
En attendant, il a ete decide que nous passerons une semaine ici tous les mois d'aout, de maniere a refroidir madame et bientot le petit (ou petite, on saura ca le mois prochain); que nous baisserons la temperature de la clim dans la maison, au lieu de faire des economies de bout de chandelles, et qu'enfin, nous allons reinvestir dans notre jardin, qui decidement n'est pas assez vert a notre gout. C'est que le vert reste difficile a faire lorsqu'on vit dans un desert, mais ca reste possible quand meme, aussi allons nous se pencher sur ce grave probleme.

Good morning (since it's 10:45am here in AZ as I write, and as the world and Sun revolves around AZ, I shall say good morning). :) Richard and I visited Big Bear this week on a spontaneous decision to see the trees. I, stuck in the 118 degree heat, and also stuck on the coach since Baby has been giving me a very hard time with illness and such, had been itching to get out. And Richard himself is always glad to return to this place he had wanted to call home. So, off we went!

We drove, since a long plane trip sans bathroom didn't seem practical for a pregnant woman. However, after our long 10 hour round trip drive to Big Bear, we both heartily decided to fly next time, regardless of inconvenience (fly ourselves, folks, not take Southwest). Flying itself is a joy for us. Long car rides with numb patootees is not. But, regardless, we finally got to Big Bear and nestled in the tall trees, the cool air, and crisp smell of pending Winter.

As Richard said, he would like to live there and, being as we usually think alike, so would I. Although Richard and I grew up on different continents, separated by a wide ocean, we had very simliar childhood experiences, I in Missouri and he at the Montigny. In both places we both were able to experience open forests, wild flowers, spiders winding their webbing on tall grasses, the lulling songs of songbirds in the morning, and the silent humm of lightening bug butts as they flickered on - off - on - off. We both also remembered picking wild raspberries to eat. And playing near streams. So, although born in different countries, our pictures of childhood mesh to nearly same memories which instill in both of us calm, happiness, and peace. Alas - Big Bear.

Big Bear is an ol' fashioned kind of American town, born of the American mining boom during America's early days, and outside of its utilitarian features, was also just plain pretty to look at, a grand departure from the parched California desert which surrounded it. Its spattered with all kinds of homes, very few alike, all lending themselves to a cabin-esk feel. No big shocker there, since they're cabins!

Although Big Bear is popular, its population doesn't grow too much, mostly because of the very few jobs offered at 7000ft, hours away from a viable city. So, its mostly a haven for weekenders, retired couples, those few who make a decent living (insurance, doctors, etc), and a few brave souls willing to trade a hefty retirement portfolio, working at a small time gig, to see and smell and feel the way that, frankly, God intented this world to be. And, so too, would we be lucky to live there, as Richard is not tied to working in a city center. But, alas, although Big Bear is not quite at California real estate prices, it is still more than we could comfortably afford, and logically risk at this point. As Richard said, someday...someday....

So here we are back in AZ, back to the heat, back to the desert. As Richard says, I am not sure if humans were meant for 118 in the shade with no natural water in sight. But on behalf of responsible decision making, here we will stay for at least awhile.

But one day maybe we'll both return to our roots. No, not us moving to Missouri, or to France. But back "home" to a place we have never lived, because it bespeaks of things held in our hearts which perhaps one day we can not only speak of to our child, but show instead.

Good day!

lundi, octobre 09, 2006

10/06 1ere semaine/ 1st week

1ere semaine de boulot, retour de vacances, et l'avion se trouvant a Scottsdale, dans la banlieue de Phoenix, j'y suis alle directement avec la voiture sur le terrain, directement a l'avion...
Ah si seulement c'etait le notre est que c'etait nous qui pouvions partir en voyage!

  1. I love that my husband is home. In my heart, I thank God a million times each day I see him. He is a miracle that still, sometimes, I must pinch to see if true, or only a desperate figment of my imagination.
  2. I love my baby. Right now, baby is an "it." Soon, however, we'll know the sex and, therein, assign a name. Strange, isn't it, to name a life? I mean truly, yes, becoming a parent happens every day in every country. But think of it, naming a child is akin to naming a flower. A rose is a rose is a rose.
  3. I love my country. Can't say enough about America, so I won't say anymore at all. Right now, at least.
  4. I love my family. Boy, what a crapola fest they are having now. Now, yes, it's all God's will, God's way and all that. But, frankly, don't you sometimes wonder if God took off to the movies for a day and left somebody lesser in charge....? Would explain some of the world crap, wouldn't it? But, of course, God has nothing to do with evil. But God, if sought, has everything to do with finding the good hidden inside it.
  5. I love my sister. Mary, get the surgery. All the other stuff you are worried about, it will work itself out. I don't know the how, where or when, but it will. Gotta have faith. I don't know your feelings, besides anger. But if I were you I'd be pissed, scared, worried, anxious, nervous, and generally feeling like my body had been taken over by little nasty worms or something. Yes, it sucks. But sometimes we have to make chicken salad when handed chicken shit. And if anyone is capable of this feat of strength and courage, it is you. No one loves you more than Mom and Dad, outside of me and God, that is. So trust. And I'm always here for you. How do I know all will work out? Simple. Because I need you, and I refuse to accept a world without you. So, do what you have to do. Because like it or not, at this point in your life I am the love of your life and I NEED YOU. Period. End of sentence. Dot, dot, dot.
  6. I really, really really love my husband.
  7. And chocolate.
  8. And Diet Coke (Oh! How I miss caffeine!!!!)
  9. End of paragraph